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Des petites histoires à retrouver avec plaisir ou à faire découvrir à vos enfants


lundi 29 octobre 2012

Kids Halloween, tome 1 : Les Vacances de la mort,



Cette bande de six petits monstres, enfants de vampires, sorcières, prêtres vaudous et autres savants fous, n'a qu'une seule idée en tête : empoisonner l'existence de tout ce qui les entoure. Leurs jeux favoris : torturer les gens, dépecer les chats, terrifier les croquemitaines mais surtout défier la mort (elle a décidé de prendre sa retraite !). Ne craignez rien, si ces petites pestes n'arrivent pas à vous faire hurler de terreur, au moins réussiront-ils à vous faire hurler de rire.

dimanche 28 octobre 2012

Journal d'Halloween



Basile la momie, Cléa la sorcière, Erik le vampire, Hugo le fantôme et Léo le loup-garou sont des champions quand il s'agit de fêter Halloween ! Ils te livrent leurs secrets et leurs astuces dans ce journal aux allures de grimoire, afin que tu puisses toi aussi préparer un 31 octobre inoubliable...
Des légendes aux farces, en passant par les créatures fantastiques et les recettes, tu trouveras tout ce qu'il faut pour devenir un bricoleur de génie, incollable sur cette fête !
Voici donc un petit guide pratique avec l'explication des origines de cette fête, la façon de se grimer, en passant par les différences entre les trolls et les lutins....
 Entre vite dans l'univers fabuleux de ces cinq petits monstres bien sympathiques...

Ce livre, illustré par de petits personnages qui servent de guide tout au long de l'histoire, est écrit en gros caractères. Il a pour thème une fête essentiellement tournée vers les morts, ce qui engendre un caractère lugubre et morbide.

samedi 27 octobre 2012

Un Livre, des Histoires : 13 Legendes Urbaines (frisson, peur, halloween)



Tout le monde connaît des légendes urbaines. Ces histoires inexpliquées et inquiétantes circulent de bouche à oreille. On a tous un ami, qui a une voisine, à qui il est arrivé quelque chose d'incroyable ! Des crocodiles vivraient dans les égouts ; un doigt humain aurait été trouvé dans un cornet de frites ; il paraît aussi que les ongles et les cheveux continuent de pousser après la mort...
Dans ce recueil, trois hommes nous racontent treize aventures très étranges.
Histoires vraies ou légendes urbaines ? A vous de voir...

vendredi 26 octobre 2012

Halloween les citrouilles de l'horreur


C’est un recueil de 13 (tiens donc !) histoires d’horreur sur le thème d’Halloween écrites par différents auteurs, dont certains bien connus comme Robert Bloch, Ramsey Campbell ou encore Whitley Strieber.
Vous y trouverez matière à garnir cette nuit d'Halloween de sueurs froides, soyez-en certains !

jeudi 25 octobre 2012

La Pendule d’Halloween, de John Bellairs



Kévin Barnavelt aurait pu mal tomber. Après la mort de ses parents, à dix ans, dans un accident de voiture, il est recueilli par son oncle Jonathan, à New Zebedee, une petite ville du Michigan. Un oncle qui a la réputation d'être "un peu bizarre", dans une vieille maison hantée par une pendule et encombrée d'un bric-à-brac hétéroclite…
Bizarre, c'est le moins que l'on puisse dire de cet homme, toujours accompagné de sa voisine, madame Zimmermann. Tous deux sont magiciens à leurs heures perdues.
 Peu à peu, Kévin va apprendre à vivre à leurs côtés, à jouer au poker, imaginer et s'émerveiller des jeux et des évocations de l'oncle Jonathan, capable de provoquer une éclipse, de faire renaître la bataille de Waterloo, la défaite de l'Armada espagnole.
C'est tout un monde magique, plein de mystères et d'amitié, qui s'ouvre alors devant les yeux de Kévin.

mercredi 24 octobre 2012

Le crime d’Halloween, d’Agatha Christie (1999)


Le 31 octobre, les sorcières s envolent sur leur manche à balai : c'est Halloween, la fête du potiron. A cette occasion, Mrs Drake a organisé une soirée pour les "plus de onze ans". Les enfants participent aux préparatifs, sous l'oeil nonchalant de Mrs Oliver, qui croque son éternelle pomme.
- Savez-vous que j ai eu l'occasion d assister à un vrai meurtre ? se vante Joyce, une fillette à la langue bien pendue, devant la célèbre romancière.
Tout le monde lui rit au nez : Joyce ne sait plus quoi inventer pour se rendre intéressante.
La fête est un succès, et les enfants font un triomphe au jeu du Snapdragon qui clôt la réception.
Tous les enfants ? C'est en rangeant la maison, après le départ des invités, que l'on découvre le cadavre de la petite Joyce dans la bibliothèque.
Bouleversée, Mrs Oliver fait aussitôt appel à son ami, le grand Hercule Poirot.

Nouvelle traduction de Janine LévyCe roman a été publié précédemment au Masque sous le titre La Fête du Potiron.

mardi 23 octobre 2012

Un chant de Noël (A Christmas Carol), de Charles Dickens


Ebenezer Scrooge est un vieillard acariâtre et avare qui fait fuir tout le monde. Le soir de Noël, son neveu vient le convier à festoyer chez lui mais il refuse l'invitation en qualifiant ces manifestations de joie de "sornettes et balivernes ! ". Quelle ne sera pas sa surprise lorsque, se retrouvant seul dans sa grande maison sombre et glacée, il recevra la visite des fantômes des Noël passés, présents et futurs ! La nuit sera terrible en vérité !

 Ce très joli conte, écrit par Charles Dickens en 1843 est très populaire dans les pays anglophones. Sa magnifique réédition, de belle facture, nous permet de le découvrir ou redécouvrir : couverture rigide, papier de qualité, nombreuses illustrations reflétant parfaitement l'ambiance ténébreuse de l'histoire.
Ecrit dans un style soutenu, le récit, teinté d'humour, est très agréable à lire. Sa longueur le réserve à de bons lecteurs mais le suspens de l'histoire les tiendra en haleine jusqu'au dénouement joyeux. Les fantômes font revivre à Scrooge des moments de sa vie qui lui font prendre conscience progressivement qu'il ne trouvera la paix qu'en se consacrant aux autres.
Un message à la portée de tous !

lundi 22 octobre 2012

Le fantôme de Canterville



Suivi de Le crime de lord Arthur Savile

Bombardé de boulettes de papier et d'oreillers, jamais, durant les trois siècles de sa brillante carrière, le fantôme de Canterville n'a été à ce point ridiculisé ! Mais pour qui se prennent-ils, ces Américains qui s'apprêtent et acheter le manoir de Canterville ? Rien ne les effraie, ni les squelettes, ni les chaînes, ni les éclats de rire sataniques... De quoi devenir fou, quand on tient, comme tout fantôme qui se respecte, à sa réputation !
Une histoire de fantômes avec frissons, situations extravagantes et éclats de rire !
 Tout le talent de conteur et l'humour d'Oscar Wilde...  en décrivant les malheurs d'un spectre qui ne sait que faire pour effrayer une famille qui, par exemple, lui offre de l'huile pour lubrifier ses chaînes : le bruit empêche tout le monde de dormir !

samedi 20 octobre 2012

Baba-Yaga




Dans un village de la campagne russe vivait une petite fille qui n’avait plus de maman. Son père, qui était déjà assez vieux, se remaria, mais il ne sut pas bien choisir. Sa nouvelle femme était méchante, c’était une marâtre. Elle détestait la petite fille et la traitait mal.
 - Comment faire pour me débarrasser de cette enfant ? songeait la marâtre.
Un jour que son mari s’était rendu au marché vendre du blé, elle dit à la petite fille : 
- Va chez ma sœur, ta gentille tante et demande-lui une aiguille et du fil pour te coudre une chemise. La petite fille mit son joli fichu rouge et partit. En route, comme elle était maligne, elle se dit : 
- J’irai d’abord demander conseil à ma vraie gentille tante, la sœur de ma vraie maman.
Sa tante la reçut avec beaucoup de plaisir. 
- Tante, dit la petite fille, la nouvelle femme de papa m’a envoyée chez sa sœur lui demander une aiguille et du fil pour me coudre une chemise. Mais d’abord, je suis venue te demander, à toi, un bon conseil. 
- Tu as eu raison. La sœur de ta marâtre n’est autre que Baba-Yaga, la cruelle ogresse ! Mais écoute-moi : il y a chez Baba-Yaga un bouleau qui voudra te fouetter les yeux avec ses branches, noue un ruban autour de son tronc. Tu verras une grosse barrière qui grince et qui voudra se refermer toute seule, mets de l’huile sur ses gonds. Des chiens voudront te dévorer, jette-leur du pain. Enfin, tu verras un chat qui te crèverait les yeux, donne-lui un bout de jambon.
 - Merci bien, ma tante, répondit la petite fille.
Elle marcha longtemps puis arriva enfin à la maison de Baba-Yaga.
Baba-Yaga était en train de tisser. 
- Bonjour ma tante. 
- Bonjour, ma nièce. 
- Ma mère m’envoie te demander une aiguille et du fil pour qu’elle me couse une chemise. 
- Bon, je m’en vais te chercher une aiguille bien droite et du fil bien blanc. En attendant assieds-toi à ma place et tisse.
 La petite fille se mit au métier. Elle était bien contente. Soudain, elle entendit Baba-Yaga dire à sa servante dans la cour : 
- Chauffe le bain et lave ma nièce soigneusement. Je veux la manger au dîner. La petite fille trembla de peur. Elle vit la servante entrer et apporter des bûches et des fagots et de pleins seaux d’eau. Alors elle fit un grand effort pour prendre une voix aimable et gaie et elle dit à la servante : 
- Eh ! ma bonne, fends moins de bois et pour apporter l’eau, sers-toi plutôt d’une passoire ! 
Et elle donna son joli fichu rouge à la servante.
La petite fille regardait autour d’elle de tous les côtés. Le feu commençait à flamber dans la cheminée. Il avait beau être un feu d’ogresse, sa flamme était vive et claire. Et l’eau commençait à chanter dans le chaudron, et bien que ce fût une eau d’ogresse, elle chantait une jolie chanson.
Mais Baba-Yaga s’impatientait. De la cour, elle demanda : 
- Tu tisses, ma nièce ? Tu tisses, ma chérie ? 
- Je tisse, ma tante, je tisse. 
Mais sans faire de bruit, la petite fille se lève, va à la porte... Mais le chat est là, maigre, noir, effrayant ! De ses yeux verts il regarde les yeux bleus de la petite fille. Et déjà il sort ses griffes pour les lui crever. Mais elle lui donne un morceau de jambon cru et lui demande doucement : 
- Dis-moi, je t’en prie, comment je peux échapper à Baba-Yaga ?
Le chat mange d’abord tout le morceau de jambon, puis il lisse ses moustaches et répond :
 - Prends ce peigne et cette serviette, et sauve-toi. Baba-Yaga va te poursuivre en courant. Colle l’oreille contre la terre. Si tu l’entends approcher, jette la serviette, et tu verras ! Si elle te poursuit toujours, colle encore l’oreille contre la terre, et quand tu l’entendras sur la route, jette le peigne et tu verras !
La petite fille remercia le chat, prit la serviette et le peigne et s’enfuit.
Mais à peine hors de la maison, elle vit deux chiens encore plus maigres que le chat, tout prêts à la dévorer. Elle leur jeta du pain tendre et ils ne lui firent aucun mal. Ensuite, c’est la grosse barrière qui grinça et qui voulut se refermer pour l’empêcher de sortir de l’enclos. Mais comme sa tante le lui avait dit, elle lui versa toute une burette d’huile sur les gonds et la barrière s’ouvrit largement pour la laisser passer. Sur le chemin, le bouleau siffla et s’agita pour lui fouetter les yeux. Mais elle noua un ruban rouge à son tronc, et voilà que le bouleau la salua et lui montra le chemin. Elle courut, elle courut, elle courut.
Pendant ce temps, le chat s’était mis à tisser. De la cour, Baba-Yaga demanda encore une fois : 
- Tu tisses, ma nièce ? Tu tisses, ma chérie ? 
- Je tisse, ma vieille tante, je tisse, répondit le chat d’une grosse voix. 
Furieuse, Baba-Yaga se précipita dans la maison. Plus de petite fille ! Elle rossa le chat et cria :
 - Pourquoi ne lui as-tu pas crevé les yeux, traître ? 
- Eh ! dit le chat, voilà longtemps que je suis à ton service, et tu ne m’as jamais donné le plus petit os, tandis qu’elle m’a donné du jambon !
Baba-Yaga rossa les chiens. 
- Eh ! dirent les chiens, voilà longtemps que nous sommes à ton service, et nous as-tu seulement jeté une vieille croûte ? Tandis qu’elle nous a donné du pain tendre ! 
Baba-Yaga secoua la barrière. 
- Eh ! dit la barrière, voilà longtemps que je suis à ton service et tu ne m’as jamais mis une seule goutte d’huile sur les gonds, tandis qu’elle m’en a versé une pleine burette ! 
Baba-Yaga s’en prend au bouleau. 
- Eh ! dit le bouleau, voilà longtemps que je suis à ton service, et tu ne m’as jamais décoré d’un fil, tandis qu’elle m’a paré d’un beau ruban de soie  ! 
- Et moi, dit la servante, à qui pourtant on ne demandait rien, et moi, depuis le temps que je suis à ton service, je n’ai jamais reçu de toi ne serait-ce qu’une loque, tandis qu’elle m’a fait cadeau d’un joli fichu rouge  ! 
Baba-Yaga siffla son mortier qui arriva ventre à terre et elle sauta dedans. Jouant du pilon et effaçant ses traces avec son balai, elle s’élança à la poursuite de la petite fille à travers la campagne. La petite fille colle son oreille contre la terre : elle entend que Baba-Yaga approche. Alors elle jette la serviette, et voilà que la serviette se transforme en une large rivière !
Baba-Yaga fut bien obligée de s’arrêter. Elle grince des dents, roule des yeux jaunes, court à sa maison, fait sortir ses trois bœufs de l’étable et les amène près de la rivière. Et les bœufs boivent toute l’eau jusqu’à la dernière goutte. Alors Baba-Yaga reprend sa poursuite. La petite fille est loin. Elle colle l’oreille contre la terre. Elle entend le pilon sur la route. Elle jette le peigne... Et voilà que le peigne se change en une forêt touffue ! Baba-Yaga essaie d’y entrer, de scier les arbres avec ses dents. Impossible ! La petite fille écoute : plus rien. Elle n’entend que le vent qui souffle entre les sapins verts et noirs de la forêt. Pourtant elle continua de courir très vite parce qu’il commençait à faire nuit, et elle pensait : "Mon papa doit me croire perdue".
Le vieux paysan était revenu du marché. Il avait demandé à sa femme : 
- Où est la petite ? 
-Qui le sait ! répondit la marâtre. Voilà des heures que je l’ai envoyée faire une commission chez sa tante. 
Enfin, la petite fille, les joues plus roses que jamais d’avoir couru, arriva chez son père. Il lui demanda : 
- D’où viens-tu, ma petite ? 
- Ah ! dit-elle, petit père, ma mère m’a envoyée chez ma tante chercher une aiguille et du fil pour me coudre une chemise, mais ma tante, figure-toi que c’est Baba-Yaga, la cruelle ogresse !
Et elle raconta toute son histoire. Le vieil homme était très en colère. Il chassa la marâtre de sa maison et lui ordonna de ne plus jamais revenir. Depuis ce temps, la petite fille et son père vivent en paix. Je suis passée dans leur village, ils m’ont invitée à leur table, le repas était très bon et tout le monde était content.

***
Conte russe

vendredi 19 octobre 2012

L'histoire infinie

Il était une fois un brin d'herbe qui vivait dans une grande prairie ; un jour qu'un vieux mouton se promenait dans les parages, il vit le brin d'herbe et se dit : 

- Ça fait longtemps que je n'ai pas mangé de brin d'herbe !. 
Et il le mangea. Puis le mouton repartit voir son troupeau, avec toujours le brin d'herbe dans le ventre ; il leur dit :
- Vous savez ce que j'ai vu ? Un beau brin d'herbe, et je l'ai mangé.
Mais un jour qu'un loup se promenait dans les parages, il vit le vieux mouton et se dit :
- ça fait longtemps que je n'ai pas mangé de mouton.
Alors il le mangea. Puis il repartit dans la forêt avec toujours le brin d'herbe et le vieux mouton dans son ventre. Il retrouva sa meute et il leur dit :
- Vous savez ce que j'ai vu ? Un vieux mouton, et je l'ai mangé.
Un jour qu'un ours se promenait dans les parages, il vit le loup et se dit :
- Ça fait longtemps que je n'ai pas mangé de loup.
Alors il le mangea. Puis il repartit dans sa tanière avec toujours le brin d'herbe, le vieux mouton et le loup dans son ventre. Arrivé à sa tanière, comme il n'avait personne à qui parler, il se reposa.
Pendant son sommeil, un chasseur passa dans les parages, il vit l'ours et le tua. Puis le chasseur repartit chez lui avec, sur son dos, l'ours qui avait mangé le loup qui avait mangé le mouton qui avait mangé le brin d'herbe.
Arrivé chez lui, il dit à sa femme :
- Tu sais ce que j'ai vu ? Un bel ours, et je l'ai tué.
Puis il ouvrit le ventre de l'ours et y vit le loup, il ouvrit le ventre du loup et y trouva le mouton,
il ouvrit le ventre du mouton et vit le brin d'herbe. 
Avec la peau de l'ours, il fit un tapis.
Avec la peau du loup, il fit un manteau.
Avec la peau du mouton, il fit de la laine.
Et le brin d'herbe, il le jeta par la fenêtre.
Le brin d'herbe reprit ses racines.
Un mouton passa par là, et le mangea ...

jeudi 18 octobre 2012

Misstigri, le petit chat gris



Il était une fois un petit chat qui s’appelait Mistigri. Il avait une fourrure qu’il n’aimait pas parce qu’il trouvait ça laid. Un jour, il décida de changer de couleur de poils.
Il vit un sac de farine sur la table de la cuisine. Madame Durand qui faisait une tarte, avait mis de la farine sur la table pour étaler sa pâte. Tout à coup, le téléphone sonna. Madame Durand sortit de la cuisine pour répondre. Mistigri en profita pour monter sur la chaise puis sur la table. Il se roula dans la farine. Mistigri se trouvait très beau en petit chat blanc.
Madame Durand arriva et vit Mistigri en blanc. Elle attrapa le coquin et l’emmena dehors pour le nettoyer en frottant son poil avec ses mains. Mistigri était redevenu un chat tout gris.
Il était malheureux. Il alla faire une promenade autour de la ferme. Il aperçut les cochons qui se roulaient dans la boue : cela donna une idée à Mistigri. Il se jeta dans la boue et devint un petit chat marron. Il alla se montrer à la fermière qui l’attrapa et lui donna un bon bain. Mistigri redevint à nouveau un petit chat tout gris. Il était très en colère, cette fois.
Monsieur Durand était en train de tondre le gazon. Il entassait l’herbe coupée au fond du jardin. Mistigri alla regarder ce gros tas et vit que ses pattes devenaient toutes vertes. Il se roula dans l’herbe et devint un petit chat tout vert. Il se promenait sans que personne le voit. Il était très heureux. C’était l’heure du repas et Madame Durand ne voyait plus Mistigri. Elle le chercha partout mais rien.
Tout à coup, une vache faillit avaler le chat en broutant. Mistigri eut si peur qu’il se mit à miauler de toutes ses forces. La vache se mit à meugler. Monsieur Durand vint voir ce qui se passait, attrapa le coquin qui était tout tremblant de peur. Il lui donna son deuxième bain.
Mistigri se coucha dans sa corbeille et décida de rester gris.

mercredi 10 octobre 2012

L'amour... selon les enfants


* C’est quand vous sortez manger et que vous donnez beaucoup de frites sans demander que l'autre vous donne les siennes !
* L'AMOUR, c'est quand un autre vous fait du mal et que vous êtes fâché, mais vous ne criez pas pour ne pas le faire pleurer !
* On ne doit pas dire JE T'AIME, si ce n'est pas vrai, mais si c'est vrai, il faut le dire beaucoup, parce que les gens oublient !
* L'AMOUR, c'est ce qui nous fait sourire même quand on est fatigué !
* L'AMOUR, c'est quand maman fait du café à papa et qu'elle y goûte avant de le lui donner pour s'assurer s'il est bon !
* L'AMOUR, c’est quand ma grand-mère a eu de l'arthrite et qu'elle ne pouvait plus mettre de vernis sur ses ongles, mon grand-père le faisait pour elle !

***
Publié dans Pèlerins en marche, 2004, no 5, p.26

mardi 9 octobre 2012

Le secret du bonheur


Un vieux monsieur envoya son fils apprendre le secret du bonheur auprès du plus sage de tous les hommes. Le jeune garçon marcha quarante jours dans le désert avant d’arriver finalement devant un beau château, au sommet d’une montagne.
C’était là que vivait le Sage dont il était en quête.
Notre héros entra dans une salle où se déployait une activité intense : des marchands entraient et sortaient, des gens bavardaient dans un coin, un petit orchestre jouait de suaves mélodies, et il y avait une table chargée de mets les plus délicieux de cette région du monde. Le Sage parlait avec les uns et les autres, et le jeune homme dut patienter deux heures durant avant que ne vînt enfin son tour.
Le Sage écouta attentivement le jeune homme lui expliquer le motif de sa visite, mais lui dit alors qu’il n’avait alors pas le temps de lui révéler le secret du bonheur. Et il lui suggéra de faire un tour de promenade dans le palais et de revenir le voir à deux heures de là. «
- Cependant, je veux vous demander une faveur, ajouta le Sage, en remettant au jeune homme une petite cuillère, dans laquelle il versa deux goutes d’huile : Tout au long de votre promenade, tenez cette cuillère à la main, en faisant en sorte de ne pas renverser l’huile.
Le jeune homme commença à monter et descendre les escaliers du palais, en gardant toujours les yeux fixés sur la cuillère. Au bout de deux heures il revint en présence du Sage. 
- Alors, demanda celui-ci, avez-vous vu les tapisseries de Perse qui se trouve dans ma salle à manger ? Avez-vous vu le parc que le Maitre des Jardiniers a mis dix ans à créer ? Avez-vous remarqué les beaux parchemins de ma bibliothèque ?
Le jeune homme, confus, dut avouer qu’il n’avait rien vu du tout. Son seul souci avait été de ne point renverser les gouttes d’huile que le Sage lui avait confié.
- Et bien, retournez faire connaissance des merveilles de mon univers, on ne peut se fier à un homme si l’on ne connait pas la maison qu’il habite, lui dit le sage.
Plus rassuré maintenant, le jeune homme prit la cuillère et retourna se promener dans le palais, en prêtant attention, cette fois, à toutes les œuvres d’art qui étaient accrochées aux murs et aux plafonds. Il vit les jardins, les montagnes alentours, la délicatesse des fleurs, le raffinement avec lequel chacune des œuvres d’art était disposée à la place qui convenait. De retour auprès du Sage, il relata de façon détaillée tout ce qu’il avait vu.
- Mais où sont les deux gouttes d’huile que je t’avais confiées ?  demanda le Sage.
Le jeune homme, regardant alors dans sa cuillère, constata qu’il les avait renversées.
- Et bien, c’est là le seul conseil que j’aie à te donner : le secret du bonheur est de regarder toutes les merveilles du monde, mais sans jamais oublier les deux gouttes d’huile dans la cuillère !

***
Extrait de "L’Alchimiste" de Paulo Coelho
Image: Julia Schetinkina

lundi 8 octobre 2012

La maison sur la lune


Sur la lune, il n’y a qu’une maison. Elle est construite en pierres de lune, bien sûr.
Mais sa porte est en nacre, ses volets de bel ivoire, ses lits de plumes d’anges et ses meubles en argent.
C’est dans cette maison que les fées viennent se reposer, coiffer leurs longs cheveux ou changer de robe.
Seuls Peter Pan et le Petit Prince y ont été invités.
Les fées leur ont offert un bouquet de roses de lune plus brillantes que des diamants…
et des gâteaux au chocolat, car ce sont des enfants tout de même !
Alors, cher petit, si tu es sage, tu seras peut-être invité, un soir, et tu y rencontreras ta fée…

***
Francine Trimbach



Petites histoires trouvées dans d'anciens numéros de " Femme actuelle ".

vendredi 5 octobre 2012

C'est l'automne




La petite Léa dort. Elle rêve à l’automne et aux feuilles qui tombent.
Soudain, les couvertures colorées de ses cahiers se mettent aussi à perdre leurs belles couleurs et à se faner.
Les livres de classe entrent dans cette triste sarabande.
Ils s’ouvrent, deviennent marron, les pages s’envolent et retombent mortes, sur le sol, en vilains petits tas gris.
Et quand le vent se lève, des milliers de pages tourbillonnent autour de Léa qui frissonne.
Le froid réveille alors la petite fille. Car heureusement, ce n’était qu’un mauvais rêve !
Vite, Léa va partir pour l’école avec son cartable tout neuf où elle a rangé avec soin ses livres et ses cahiers… aux couleurs vives de la rentrée !

***
Jeannine Vivot


Petites histoires trouvées dans d'anciens numéros de " Femme actuelle ".
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