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Des petites histoires à retrouver avec plaisir ou à faire découvrir à vos enfants


samedi 19 mai 2012

Le lion et le rat


Par une chaude après-midi, un lion s'était assoupi dans une grotte obscure et bien fraîche.
Il s'endormait tout juste quand un rat lui fila le long du museau. Avec un grondement, le lion leva sa lourde patte et l'abattit sur l'impertinent.
- Je vais t'écraser, misérable, rugit-il.
- Je vous en supplie, épargnez-moi, gémit le rat. Si vous me laissez aller, je promets de vous aider un jour.
- Comment un faible petit rat pourrait-il me venir en aide, à moi, le Roi des animaux ? Tu te moques de moi !
Le lion éclata de rire. Il rit tant et tant qu'il en leva les pattes... Et que, sans faire ni une ni deux, le rat se sauva.
Quelques jours plus tard, le lion chassait dans la savane. Il rêvait avec délice à son prochain repas quand, soudain, il trébucha sur une corde. Aussitôt, un énorme filet tomba sur lui. Le lion se tourna, se contorsionna, se tourna encore... mais en vain. Plus il remuait, plus le filet resserrait son étreinte.
Le lion rugit de rage et de désespoir. Il rugit si fort, que tous les animaux de la savane l’entendirent et, parmi eux, le rat.
Sans perdre une seconde, il accourut auprès du prisonnier.
- Oh, puissant lion, couina-t-il, si vous vous tenez tranquille, je vous aiderai à vous échapper.
Le lion, un peu vexé, ne bougea plus. Il n'avait pas l'air fier, allongé sur le dos, tandis que le petit rat grignotait patiemment les mailles du filet !
Peu de temps après, le lion était libre. Tout penaud, il ronronna :
- Tu m'as sauvé la vie ! Jamais plus je ne rirai de toi ou de tes semblables, car... on a souvent besoin d'un plus petit que soi !

Jean de la Fontaine a écrit cette  histoire en forme de fable

Il faut, autant qu'on peut, obliger tout le monde :
On a souvent besoin d'un plus petit que soi.
De cette vérité deux Fables feront foi,
Tant la chose en preuves abonde.
Entre les pattes d'un Lion
Un Rat sortit de terre assez à l'étourdie.
Le Roi des animaux, en cette occasion,
Montra ce qu'il était, et lui donna la vie.
Ce bienfait ne fut pas perdu.
Quelqu'un aurait-il jamais cru
Qu'un Lion d'un Rat eût affaire ?
Cependant il advint qu'au sortir des forêts
Ce Lion fut pris dans des rets,
Dont ses rugissements ne le purent défaire.
Sire Rat accourut, et fit tant par ses dents
Qu'une maille rongée emporta tout l'ouvrage.
Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage.

vendredi 18 mai 2012

Le géant de la forêt

Il était une fois une vieille femme qui vivait, avec ses trois fils, dans une petite maison à l'orée d'une profonde forêt.
Cette année-là, comme l'hiver s'annonçait rude et qu’elle avait besoin de bûches pour sa cheminée, la vieille demanda à l'aîné de ses fils d’aller abattre un arbre dans la forêt.
- S'il fait froid, nous n'aurons qu'à tous aller au lit ! Pas besoin de faire du feu ! grommela le garçon.
- Ne sois donc pas si paresseux ! gronda la mère. Nous ne pouvons tout de même pas rester au lit tout l'hiver ! Tu es le plus fort de mes fils, alors va et trouve du bois !
Le gaillard n'aimait pas se fatiguer à la tâche. Il finit pourtant par accepter, et se mit en route pour la forêt, emportant avec lui la hache la plus légère qu'il ait pu trouver. Il s'arrêta bientôt devant un arbre tout pourri, dont il espérait qu'il ne serait pas trop dur à abattre, et il leva la hache pour cogner. Mais, à peine eut-il fait une première entaille, qu'il sentit un coup bizarre sur son épaule. Il se retourna... devant lui, se tenait l'être le plus affreux, le plus répugnant, le plus effrayant qu'on puisse imaginer. Un seul œil, rouge et luisant au milieu de son front, et son nez était noueux et biscornu comme la racine d'un vieux chêne.
- Hé ! Toi, Superman ! lança le géant. Si tu touches à un seul de mes arbres, je te brise en cinquante morceaux !
A ces mots, le garçon jeta sa hache, prit ses jambes à son cou et s'en fut raconter son horrible rencontre.
- Voyez-vous ça ! Un vieux géant idiot lui fiat peur, ricana son cadet. Et bien, moi, j'irai à ta place !
Le lendemain matin, donc, armé d'une grosse hache, le second fils s'en fut dans la forêt. Là, il choisit un bel arbre solide, capable, à lui tout seul, de donner assez de bûches pour tout l'hiver.
Han ! han ! hh...aan ! 
Le bruit de la hache retentissait jusque dans les profondeurs de la forêt. Alors... le géant apparut pour la deuxième fois :
- Hé ! Toi, le costaud ! Lève cette hache encore une seule fois et je te brise en cent morceaux !
- Ne ne cr-croyez pas que je-je sois eff-f-frayé par un vieux b-bonhomme comme vous ! bredouilla le garçon. Vous ne m-m-me faites pas p-p-peur ; et j'abattrai cet arbre, que vous le v-vouliez ou non !
- Nous allons voir ça ! tonna le géant.
Et d'une de ses grosses mains, il arracha une énorme branche de l'arbre, la coinça entre ses genoux et la réduisit en un tas de brindilles.
Devant la terrible force du monstre, le courage du second fils disparut et, tel son frère, il s'enfuit à toutes jambes. Il tremblait encore de la tête aux pieds quand il franchit la porte de sa maison.
- Eh bien, où est le bois ? questionna son aîné, d'un air goguenard.
- Tu avais raison ! Moi aussi, je l'ai rencontré cet horrible géant ! Il mesurait au moins... quinze mètres de haut !
C'est alors que le benjamin intervint :
- Moi, en tous cas, il ne me fait pas peur ! J'y vais, et je vous rapporte votre bois !
- Quoi ? Toi ! s’exclamèrent ses frères et s amère. Tu es bien trop jeune !
- Oh ! Laissez-moi tenter ma chance ! supplia le gamin.
Alors, la vieille, en dépit de ses craintes, finit par céder. Et, le jour suivant, le troisième de ses fils prit la plus grosse hache de la maison - elle était si lourde qu'il avait peine à la porter -, puis il glissa dans son sac un énorme morceau de fromage.Ses frères éclatèrent de rire :
- Qu'est-ce que tu vas en faire ? Tu vas pique-niquer avec ton ami le géant ?
Le petit s'en fut sans rien dire. Il cherchait un arbre gigantesque et finit par trouver le plus énorme qu'on puise imaginer... Il était si haut qu'on ne voyait même pas son sommet. Il fit un effort violent pour soulever sa lourde hache... et frappa un grand coup. Une fois encore, le bruit attira le géant.
- Ah non ! cria-t-il. Encore un ! Et un enfant en plus ! Tu me défies, toi aussi ! Et bien, si tu abats cet arbre, je te brise en mille morceaux.
le garçon le regarda droit dans l’œil et répliqua sans frémir :
- Essayez donc, et je vous écrase comme j'écrase cette pierre !
Disant cela, il sortit la motte de fromage de son sac et la pressa violemment entre ses petites mains. Le fromage s’aplatit, et gicla de tous côtés ! Un énorme morceau atterrit même juste dans l’œil du géant !
- Je me rends ! C'est toi le plus fort ! hurla le monstre, aveuglé. Arrête ! Ne m’écrase pas comme cette pierre ! Abats autant d'arbre que tu veux. je t'y autorise. Et puis, non, non, c'est moi qui les abattrai et qui en ferai des bûches pour toi !
C'est ainsi que, depuis ce jour, la vieille et ses trois fils ont toujours du bois pour faire leur feu. Le géant n'a jamais oublié un seul jour !








jeudi 17 mai 2012

Le garçon qui criait au loup





 Il était une fois un jeune berger qui gardait tous les moutons des habitants de son village. Certains jours, la vie sur la colline était agréable, et le temps passait vite. mais parfois, le jeune homme s'ennuyait : il n'avait rien d'autre à faire qu'à regarder les moutons brouter l'herbe du matin au soir....

Un jour qu'il s'ennuyait particulièrement, il grimpa sur la colline qui dominait le village et il hurla :
- Au loup ! Un loup dévore le troupeau !
A ces mots, les villageois bondirent hors de leurs maisons et grimpèrent sur la colline pour chasser le loup. Mais ils ne trouvèrent que le jeune garçon qui riait comme un fou de son bon tour. Ils rentrèrent chez eux très en colère, tandis que le berger retournait à ses moutons en riant toujours.
Environ une semaine plus trad, le jeune homme qui s'ennuyait de nouveau grimpa sur la colline et   se remit à crier :
- Au loup ! Un loup dévore le troupeau !
Une nouvelle fois, les villageois se précipitèrent pour le secourir. Mais arrivés sur la colline, ils ne trouvèrent pas de loup. Le berger était tout seul et se moquait d'eux. Furieux de s'être faits avoir une deuxième fois, ils redescendirent au village.
le berger prit ainsi l'habitude de leur jouer régulièrement son tour.
Il grimpait sur la colline et criait :
- Au loup ! Un loup dévore le troupeau !
Et chaque fois, les villageois bondissait sur la colline pour trouver le berger qui riait comme un fou !
Enfin, un soir d"'hiver, alors que le berger rassemblait son troupeau pour le ramener à la bergerie, un vrai loup approcha des moutons...
Le berger eut grand peur. Ce loup semblait énorme, et lui n'avait que son bâton pour se défendre... Il se précipita sur la colline et hurla :
- Au loup ! Un loup dévore le troupeau !
Mais pas un villageois ne bougea...
- Encore sa vieille farce ! dirent-ils tous. S'il y a un vrai loup, eh bien ! Qu'il mange ce menteur de berger !
Et c'est exactement ce que fit le loup.

La morale de cette histoire c'est que si on ment fréquemment, vos proches ne vont plus vous croire.

mercredi 16 mai 2012

La postière du village voisin

Dans le village qui s'étend derrière la colline, habitent un boulanger, un épicier et aussi une postière.
Les enfants aiment à lui rendre visite : ils dévalent en riant la colline et passent en courant devant les guichets.
Madame la postière leur montre de belles cartes postales mais aussi toute la collection de tampons encreurs et de timbres.
Les enfants adorent ceux où l'on trouve des oiseaux, des papillons et des fleurs...
Ils jouent à deviner les pays grâce aux monuments représentés
Mais leur passe-temps préféré, c'est de frapper les lettres à envoyer des tampons comme celui de ce château à l'allure bien sinistre
Et voilà que le facteur portera encore demain matin des lettres joliment décorées aux habitants de son village.

mardi 15 mai 2012

Le seau du square

Clémentine est partie jouer au square.
Dans le sable, elle a trouvé un seau abandonné, tout mouillé.
Pauvre petit seau ! Elle l'essuie avec son mouchoir et le remplit de sable, comme tout seau se doit de l'être.
Mais au moment de le renverser pour commencer son château de sable, quelle surprise de voir le sable se transformer en dix escargots !!
Perplexe, Clémentine remet les escargots dans le seau et le verse de nouveau : deux grenouilles s'en échappent.
De plus en plus étonnée, la fillette renverse le seau une troisième fois et les grenouilles se transforment en un petit lutin qui lance en s'en allant :
- Merci jolie Clémentine, je m'en vais chercher un autre seau maintenant, pour faire d'autres surprises aux petits enfants !
Clémentine se frotte les yeux. A-t-elle rêvée ?
Elle remplit le seau de sable et le retourne... plus d'animaux ! La première tour de son château se construit...

mardi 1 mai 2012

Voici le mois de mai



Chanson enfantine

Voici le mois de mai où les fleurs volent au vent (x2)
Où les fleurs volent au vent si jolie mignonne,
Où les fleurs volent au vent si mignonnement.

Le fils du roi s'en va, s'en va les ramassant (x2)
S'en va les ramassant si jolie mignonne,
S'en va les ramassant si mignonnement.

Il en ramasse tant qu'il en remplit ses gants (x2)
Qu'il en remplit ses gants si jolie mignonne,
Qu'il en remplit ses gants si mignonnement.

Il les porte à sa mie pour lui faire un présent (x2)
Il les porte à sa mie si jolie mignonne,
Il les porte à sa mie si mignonnement.

Prenez, prenez, dit-il, prenez voici mes gants (x2)
Prenez, prenez ces gents, si jolie mignonne,
Prenez, prenez ces gants, si mignonnement.

Vous ne les mettrez guère que quatre fois par an (x2)
Que quatre fois par an si jolie mignonne,
Que quatre fois par an si mignonnement.

À Pâques, à la Toussaint, Noël et la Saint-Jean (x2)
Noël et la Saint-Jean, si jolie mignonne,
Noël et la Saint-Jean si mignonnement.
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