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Des petites histoires à retrouver avec plaisir ou à faire découvrir à vos enfants


mardi 30 novembre 2010

C’est l’hiver !

Mais que se passe-t-il ?
Jeannot, le lapin, n’en croit pas ses yeux : la campagne s’est couverte d’un immense tapis blanc.
Comme Jeannot n’a que trois mois, il n’a jamais vu de neige. Il court vite interroger sa maman :
- Maman, maman ! Je ne peux pas sortir, un énorme duvet blanc recouvre les champs.
Jeanne, sa maman le rassure :
- N’aie crainte. Il a neigé cette nuit. Tu peux courir à travers les prés. Va donc t’amuser…
- Mais c’est tout froid, répond Jeannot. Accompagne-moi.
- Non ! J’ai à faire à la maison. Mais pourquoi ne pas aller chercher Jaco dans le terrier d’à côté ?
Et, enfile ton bonnet et une écharpe.
En quelques bonds, Jeannot arrive chez Jaco.
Son papa est anxieux :
- Veillez à bien vous cacher des chasseurs.
Sur fond blanc, vous êtes des proies si faciles… Restez près du terrier.
Et voilà nos deux amis en train de se livrer à une sérieuse bataille de boules de neige.
Puis ils décident de construire un lapin de neige.
Jeannot rassemble tout ce qu’il faut, tandis que Jaco pousse d ‘énormes boules de neige.

***
Petites histoires extraites du livre "365 histoires" Editions Hemma
Textes originaux de Joëlle Barnabé, Jean-Pierre Bertrand,
Jacques Thomas-Bilstein et de Marie-Claire Suigne

jeudi 25 novembre 2010

L'oiseau de Noël qui avait perdu Sa voix


Aujourd'hui, jour de Noël, le jardin est bien silencieux. Ce n'est pas un matin comme les autres certes, mais d'habitude un seul oiseau, suffisait à entraîner tous les autres et faire un vrai concert.

Ce petit oiseau ressemblait à un rossignol, mais ce n'en n'était pas un, seule sa voix particulière en faisait le maître de chant de tous les autres oiseaux aux alentours à qui il apprenait ses vocalises.

Seulement, il était vieux et ce matin justement, il cherchait désespérément à retrouver sa voix.
Il s'approcha alors de la fontaine pour écouter le clapotis de l'eau sur la margelle. Cela suffisait d'habitude à lui donnait le ton, mais malheureusement l'eau était gelée, et la fontaine presque sans vie...

Tout malheureux, il décide alors de partir, emporté par le vent, jusqu'au bord de l'océan dans l'espoir, là-bas, de retrouver sa voix. Près du rivage, il écoute attentivement les vagues se briser contre les rochers. Mais ce grondement l'étourdit. Oh non, pense-t-il, c'est vraiment trop fort, ce n'est pas ma voix.

Sur le port, l'oiseau entend déjà le cliquetis des haubans et le sifflement des voiles des bateaux de pêcheurs et qui rentrent de leur voyage. Mais non, rien à faire , il ne chante pas comme ça.

Sur la route, passe le petit train qui promène bien des voyageurs pour visiter la ville. La locomotive colorée s'arrête et fait tchi tchiiiii. L'oiseau sent ses plumes se hérisser. Oh quel son ! Mais c'est épouvantable, jamais je n'ai chanté comme ça !!
Tout essoufflé, il s'envole vers la belle branche d'un sapin majestueux, installé au centre de la place du village. C'est un magnifique sapin rempli de lumières clignotantes, de boules de toutes les couleurs avec tout autour de lui une foule joyeusement animée.

Une délicieuse odeur de pain d'épices aux parfums de miel, d'écorces d'oranges et de cannelle monte jusqu'à lui. Il n'en faut pas plus à notre oiseau affamé pour s'enhardir et descendre de branche en branche, tout près d'un banc où étaient assis, papa, maman et un petit garçon haut comme trois pommes qui dévorait une tranche de la gourmandise préférée de notre rossignol.

Mathieu s'écria tout à coup: "Maman regarde, ... un petit oiseau qui s'approche de moi. On dirait qu'il me connaît et qu'il veut me dire quelque chose "
- "Je crois tout simplement qu'il a faim..." susurre maman

Alors, en prenant une toute petite voix, Mathieu chantonne tout en s'approchant doucement de l'oiseau; il émiette patiemment sa part de pain d'épices et tendant la main, il parsème le sol de délicieux petits morceaux de gâteau. Il n'en faut pas plus à l'oiseau sans voix pour se dégourdir.

Pic pic pic, le voilà qui grignote vivement toutes les miettes déposées devant lui; il se sent plus à l'aise. Il écoute la petite voix de Mathieu, si douce et si claire.

Mais oui, c'est ça pense-t-il, c'est ma voix! Et d'un coup son gosier tout enroué se dérouilla, sa voix s'éclaircit et notre courageux rossignol, commence à pépier quelques notes, pour sortir enfin des vocalises toutes plus belles les unes que les autres.

"J'ai compris , dit Mathieu tout souriant, c'est l'oiseau de Noël."
C'est ainsi que notre rossignol retrouva enfin sa voix et qu'à nouveau tous les oiseaux du jardin chantèrent à qui mieux mieux, la joie de Noël.


mercredi 24 novembre 2010

La vie s'arrête ?


Cette fois, l'hiver est proche. Il règne sur la campagne un silence total.
Un grand halo lumineux entoure la lune. Il va geler. Le ciel est plein d'étoiles.
Les animaux s'affairent à leurs derniers préparatifs : il faut beaucoup de nourriture, et surtout une maison qui les protège de la neige et du gel.
La campagne lentement s'endort.
Elle ne se réveillera qu'aux premiers rayons du soleil, au printemps, dans trois longs mois.
Les animaux ont comme disparu.
Toi non plus, tu ne sors guère en hiver et tu préfères la chaleur du foyer.
Et bien, les animaux aussi se tiennent au chaud.
Certains même, comme le hérisson, ont décidé de dormir !

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Petites histoires extraites du livre "365 histoires" Editions Hemma
Textes originaux de Joëlle Barnabé, Jean-Pierre Bertrand,
Jacques Thomas-Bilstein et de Marie-Claire Suigne

mardi 23 novembre 2010

Incroyable !

Tout ceux qui connaissent bien Sophie le savent : elle a un petit ours brun fétiche qu’elle ne quitte jamais.
Un jour, cependant, il lui est arrivé une bien curieuse aventure.
Il avait beaucoup neigé et Sophie avait joué dehors avec ses amis toute la journée.
Ils avaient d’abord commencé par faire un superbe bonhomme de neige qu’ils avaient coiffé d’un vieux chapeau de paille et emmitouflé dans une grande écharpe retrouvée dans la cave.
Puis ils avaient fait de folles descentes en traîneau, et des batailles de boules, et des glissades sur la rue gelée…
Mais au retour à la maison, quelle catastrophe pour Sophie : elle ne trouvait plus son "nounou brun" !…
- Je t’assure, Sophie, on le retrouvera demain ton nounou brun, avait dit papa en la couchant. Ne pleure pas… nous irons le chercher ensemble.
Peuplée de cauchemars, la nuit de Sophie avait été bien désagréable.
Ce qu’elle ne savait pas, c’est que, le lendemain, comme papa l’avait senti, elle allait le retrouver son petit ours.
Et sais-tu bien où ?… Dans l’écharpe, serré dans les bras du bonhomme de neige !
Jamais personne n’a compris comment il était arrivé là.

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Petites histoires extraites du livre « 365 histoires » Éditions Hemma
Textes originaux de Joëlle Barnabé, Jean-Pierre Bertrand,
Jacques Thomas-Bilstein et de Marie-Claire Suigne

lundi 22 novembre 2010

Le marchand de marrons

Monsieur Bertrand est marchand de marrons.
Chaque hiver, sur la Place Verte, petits et grands le retrouvent avec joie devant son brasero rempli de charbons ardents.
La seule chose que les gens regrettent un peu quand ils le voient, c’est qu’il ne sourit jamais.
Il faut dire que Monsieur Bertrand vit tout seul, cela n’est pas toujours fort gai.
Aujourd’hui, une couche épaisse de neige recouvre les allées.
Monsieur Bertrand est sorti de chez lui, il a un long chemin à faire avant d’arriver à la place Verte…
Soudain, sur le trajet, le vieil homme s’arrête.
Un petit tas de neige au bord de la route vient de remuer. Mais qu’est-ce donc ?…
Prudemment, monsieur Bertrand se penche vers le petit monticule qui a attiré son attention.
Qu’y a-t-il sous la neige ? Oh ! Un petit chat ! Il est à moitié mort de froid.
Avec précaution, monsieur Bertrand dégage la pauvre bête.
Et en serrant doucement le petit chat contre lui, il fait demi-tour vers sa maison.
Curieusement, un sourire apparaît sur son visage. Sûr que demain, les gens le trouveront changé.
S’ils demandent pourquoi, explique-leur l’histoire du petit chat.

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Petites histoires extraites du livre "365 histoires" Editions Hemma
Textes originaux de Joëlle Barnabé, Jean-Pierre Bertrand, 
Jacques Thomas-Bilstein et de Marie-Claire Suigne

samedi 13 novembre 2010

Le magicien


Il était une fois un magicien très vieux et très sage.
Il vivait au milieu des bois et restait de longues heures à admirer le soleil.
Les abeilles, trompés par son immobilité, venaient se poser sur sa longue robe de soie fleurie pour butiner en toute tranquillité.
Un jour, le vieux sage découpa son habit en petits morceaux qui s’envolèrent dans le ciel.
Emportés par la brise, les petits bouts d’étoffe semblaient battre des ailes.
Bientôt, le sous-bois fut rempli de merveilleuses couleurs qui dansaient dans les airs.
Le bonheur illumina alors le visage du vieux magicien. Il venait de donner naissance aux premiers papillons…

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Jeannine Vivot
Petites histoires trouvées dans d'anciens numéros de " Femme actuelle ".

vendredi 12 novembre 2010

Les moutons


Des moutons-nuages descendent du ciel et demandent aux moutons blancs, qui broutent dans un pré, s’ils peuvent jouer avec eux
- Bien sûr, bêlent les moutons du pré à l’unisson.
Et tous se mettent à jouer à… saute-mouton.
Quand ils sont tous bien fatigués de sauter, le mouton à cinq pattes, qui est magicien, dit à son tour :
- Et si on montait jusqu’au ciel pour brouter tous ensemble ?
Alors il lève sa patte magique et tous les moutons montent dans le ciel brouter les marguerites dans le "champ des étoiles".

***
Francine Trimbach
Petites histoires trouvées dans d'anciens numéros de " Femme actuelle ".

Un jardin extraordinaire


- Biches, gazelles et biquettes vivaient heureuses dans un merveilleux jardin.
Il suffisait d’aller boire à la source pour être désaltéré et de grignoter au hasard des chemins pour être rassasié.
Quand un jour arrivent un lion et deux léopards…
Terrifiés, Léa et Paul, à qui Papy racontait cette histoire supplient :
- Non, Papy, chasse-les, ils vont les dévorer !
- Pas du tout, reprit Papy, ils se sont salués, ont joué ensemble puis sont allés boire à la source.
- Impossible, disent les enfants, ce sont des prédateurs et les autres, de gentilles proies !
Alors Papy a expliqué qu’en ce temps-là, tous les animaux étaient amis et que ce jardin était le Paradis !

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Jeannine Vivot
Petites histoires trouvées dans d'anciens numéros de " Femme actuelle ".
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